Le futur du Transport Ferroviaire
Logistique Véhicules
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Dans un contexte marqué par la prise de conscience des problématiques écologiques et de la nécessité de sortir d’une logistique tout route, on entend souvent vanter les mérites du transport ferroviaire et de son inexorable expansion. La situation actuelle est beaucoup plus contrastée. Dans le secteur de la logistique véhicules, comme dans la plupart des autres secteurs logistiques, la tendance est sensiblement différente. Il convient désormais aux acteurs ferroviaires de mener les projets nécessaires pour inverser cette tendance.

 
Avantages et limites du transport ferroviaire :

Le transport ferroviaire dans la logistique et transport de véhicules est principalement reconnu pour ses atouts, à savoir :
- capacité d’évacuation massive
- compétitivité économique pour le transport de long distance
- image « verte »

Malgré ces caractéristiques appréciées par les prestataires de transport et logisticiens, le transport ferroviaire présente également certaines limites notamment quand il est comparé au transport routier :
- manque de flexibilité en termes planification des chargements, d’horaires, de remplissage et de destinations desservies
- important taux d’avaries important
- zone d’influence restrictive aux principales gares /villes
- délais plus longs

 
 
Les évolutions envisagées :

Compte tenu du contexte et de la forte concurrence entre les différents transporteurs pour avoir accès à des contrats durables sur le transport de véhicules, le transport ferroviaire devient de manière générale moins intéressant que le transport routier.
Cette réalité a donc interpellé les grands acteurs du transport ferroviaire en France comme le RFF (Réseau Ferré de France), la SNCF (Société Nationale des Chemins de Fer Français) et la STVA.

En effet, on est dans une situation où le fer pourrait décliner au point de ne plus concerner que quelques relations spécifiques si son adaptation n’est pas effective.

Afin d’y remédier, plusieurs projets sont actuellement explorés pour assurer l’amélioration de sa compétitivité voire sa survie.

La modernisation du transport ferroviaire est la clé de ces projets. Cette modernisation implique la modernisation des matériaux, comme par exemple :
- Remplacement des attelages traditionnels par des attelages automatiques. Ce projet déjà travaillé dans le passé avait finalement échoué car considérant un périmètre trop ambitieux : le remplacement de la totalité du réseau européen. Aujourd’hui, la cohabitation entre les attelages traditionnels et automatiques est validée.
- Utilisation des freins électriques. Ceci permettrait d’augmenter la capacité du réseau et de réduire les nuisances sonores provoquées par les freins traditionnels et le fret en lui-même.
- Amélioration de la fluidification des circulations grâce aux technologies GPS.
- Renouvellement des voies ferrées (objectif de renouveler près de 4 000 km de voies avant la fin 2012)
- Amélioration de la qualité des sillons

D’autres projets visent plutôt la refonte de la structure du transport, en particulier un rallongement des trains. La mise en opération des trains longs (objectif à 1 500 m) permettrait d’améliorer la compétitivité économique du coût au véhicule et d’augmenter la capacité de transport.
Les avantages du projet des trains longs consistent principalement en :
- mise en ouvre possible à court terme grâce au couplage de trains classiques
- faible investissement hormis la télécommande radio et des adaptations mineures sur les locomotives
- application possible à des trains transeuropéens

D’autres pistes d’amélioration du fret ferroviaire reposent sur le principe du train à fret mixte (chargement de marchandise, véhicules, matériel, voyageurs). Ceci permettrait d’optimiser le remplissage avec des blocs de wagons combinés ou conventionnels sous réserve de relier de villages fret.

En conclusion, des efforts sur la modernisation radicale de la technique et des modes d’exploitation du transport ferroviaire peuvent faire retourner la tendance entre la route et le fer. Cette modernisation doit être accompagnée d’un plan de rénovation générale qui rattrape le manque d’investissements des dernières années.

 

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